Le Karaté-Do Shotokaï (KDS) est un style de karaté traditionnel. Nous nous entraînons notamment afin de développer une gamme de techniques efficaces, mais notre pratique ne consiste pas en une répétition mécanique de mouvements. Nous concevons la pratique du karaté en tant qu'art (martial), nous nous entraînons à la création d'une conscience, à la fois physique et mentale, qui nous permet de gérer une situation sans aucune hésitation.

 

Pour en savoir un peu plus sur les finalités de notre pratique :

"La faiblesse de la force, est de ne croire qu’à la force"
(Paul Valery)

"L’homme supérieur bouge ses lèvres ; l’homme du commun bouge ses poings"
(Sentence chinoise anonyme)

 

Quand un petit homme âgé et malingre est capable de se jouer avec une apparente facilité d’une brute jeune et puissante, c’est que l’on se trouve en présence « d’autre chose », de plus subtil et supérieur à la primitive force brutale. Cet autre chose est le résultat tangible d’une réflexion et d’une expérimentation sur la bio- mécanique du corps humain et ses interactions avec la visualisation, l’imagination, le mental, et l’utilisation de l’intuition.

Le Karate-do Shotokai est une discipline centenaire, dont l’origine remonte à l’art de combattre à « main vide » à Okinawa. (KARA : vide ; TE : la main) La nécessité de survie, fonction première d’une technique de combat est prolongée par une recherche de l’accomplissement de soi, et en constitue le moteur (DO : la voie). Shotokai est le nom de l’école de notre directeur technique : maître Mitsusuke Harada.

En karate-do, comme dans la vie, on découvre l’action de deux grandes forces : l’une positive, l’autre négative, exprimées dans certaine philosophies orientales par les concepts du Yang et de Yin. Il ne s’agit pas de principes antagonistes, mais complémentaires, parfaitement utilisés en Karate-do Shotokai. Si l’assaillant utilise une force positive, l’assailli, complémentairement, utilisera une force négative ; si au contraire, l’adversaire utilise une force négative, l’attaqué déploiera une force positive.

Le Karate-do Shotokai n’est pas seulement une technique de self–défense : comme les exercices physiques du yoga (Hatha-yoga), il enseigne également la maîtrise du corps et de l’esprit : la réponse qu’on oppose à l’action de l’adversaire tient à la fois au physique et au mental. L’efficacité (par exemple projeter un partenaire) n’est pas une fin en soi, mais un moyen, un mode d’évaluation, permettant de vérifier si le travail sur soi, physique et mental est satisfaisant ou non. Ce travail est très difficile, mais après certains acquis, les autres sports semblent très facilement abordables.

Le Karate-do Shotokai dans son entraînement, est loin d’être brutal comme le veut l’imagerie populaire, il est fait de souplesse, de l’emploi judicieux de l’équilibre ou du déséquilibre, de l’acceptation du mouvement et de l’harmonie. Les répercussions positives de la pratique de notre karaté dans la vie courante sont nombreuses : la recherche de mobilité et l’explosion d’énergie développent la souplesse, la musculature, le rapport poids/puissance et l’endurance. La stabilité et la fluidité la maîtrise de la décontraction musculaire induisent l’action consciente sur le physique, une bonne connaissance de son corps et de son mental.

La pratique du Karate-do Shotokai est enseignée par des professeurs compétents et diplômés (ADEPS), elle n’est ni dangereuse ni brutale et s’adresse aux personnes jeunes, moins jeunes, aux hommes comme aux femmes.